Rêve de Ramon

Ayant pu enfin m'endormir j'ai un rêve qui m'apprends enfin ce qu'il y a avec Koja. Je vis dans un atelier sous les toits. Il est hiver. J'ai un peu près 25 ans. Je suis Alain Sochaux, fils du fameux docteur Preux et d'une fille de la rue. Fameux parce qu'il a écrit des livres sur la hygiène dans les toilettes. Et sur la prévention de bébés non désirés. Moi, il m'a eu quand même. Ma mère ne voulait pas être débarrassée de moi. Elle voulait me garder pour pouvoir faire du chantage, je la pense du moins, d'après ceux qui on connu ma mère m'ont raconté d'elle! Il a payé quelque chose lorsque je suis arrivé au monde, mais surtout il ne voulait plus me voir, j'étais une ambiguïté, la chose dont on ne veux rien savoir parce que cela n'a pas de place dans la bonne société. Ma mère, après ma naissance, ne s'est plus bien porté. Elle est devenue complètement apathique, gagnait notre vie en dormant deci-dela avec des amants, peut-être aussi de nouveau avec mon fameux père. Celui qui n'a jamais voulu me reconnaître comme son fils.
J'ai reçu mon éducation dans la rue. Très vite je me rendis compte que je n'étais pas comme les autres gamins qui se traînaient aussi dans les rues. J'étais beaucoup plus sensible que les autres. J'avais une poitrine de poule. J'avais une frimousse féminine, avec une frimousse de petite gamine, surtout avec mes petits boutons rouges. J'étais maigrichon, mes cheveux étaient blonds, longs, se frisaient en tombant jusque sur mes épaules. Je ne trouvait pas de plaisir me bagarrant avec les autres dans la rue. La compagnie des autres garçons ne m'intéressais pas. Ils se comportaient tellement bouchés. Ce qui comptait s'était qui était le plus fort. Quand une jeune fille passait, ils sifflaient. Et lorsqu'elle se tournait ils étaient déjà partis et je restais seul pour me faire gronder. Ils se comportaient tellement mal, je trouvais. Mais envers les filles ils étaient pleins de complexes. Ils n'avaient pas le courage de les approcher mais ne s'arrêtaient pas de parler salement sur elles. Mais moi j'avais besoin d'argent. J'étais bâti plutôt frêle, n'avait pas de cheveux sur la poitrine et personne ne voulait de moi pour trimbaler des caisses et des meubles où les autres gagnaient leur fric. Aucune des jeunes filles qui tournaient autour de notre gang de jeunes ne voulait de moi ! A la fin, aussi mes collègues me laissaient de côté. J'avais besoin d'argent pour pouvoir leurs payer des pots pour pouvoir rester en leur compagnie. Aussi je me faisait de l'argent en suçant le bite des hommes qui voulaient vite se défouler. C'est dangereux car les lois ambiguës de la bourgeoisie et de l'église n'aiment pas ce genre de sport. Surtout en ce siècle ou les hommes se promènt avec un habit noir et un chapeau melon. Etre homo, signifie être pervers et c'est un vice et défendu par les lois. C'était réprimandé, et ceux qui persévéraient finissaient par être mis à la prison. Il fallait le faire en cachette. Et il fallait se fier au client. Parce qu'il pouvait toujours nous dénoncer à la police. Et il y avait toujours beaucoup de surprises. De temps en temps, et il me semble de plus en plus souvent, la police faisait des razzias. Nous nous y étions habitués. Par nous, je parle de la communauté ce ceux qui étaientt aussi perverse que moi. A force de faire les trottoirs j'avais appris à les connaître. C'était tous ceux qui se cachaient tout le temps, qui se faufilaient par les rues, comme s'ils devaient se gêner d'eux-mêmes, qui frôlaient les murs, qui regardaient les hommes qu'il croyaient pouvant être des clients par en-dessous, toujours sur leurs gardes, prêts à fuir en toutes jambes aussitôt qu'ils craignaient que le passant qu'ils avaient accostées pouvait être un policier en civil où un bourgeois se tenant aux mœurs. Car nous n'avions aucun droit, du moment que quelqu'un se croyait touché à ces sentiments, il pouvait appeler la police et nous, nous étions toujours les fautifs, et nous finissions en prisons, la proie des gardiens. Nous nous étions mis bon gré, mal gré, a nous faire des signes bien que nous étions pas du tout solidaire, chacun se détestait pour ce qu'il était et méprisait ceux qui étaient comme lui. Grâce à ces signes on pouvait fuire à temps. Enfin, presque toujours, mais j'avais fait l'expérience que lorsque je me fit attraper, toujours les gendarmes se laissaient amadouer par ma bonne volonté de le leur faire gratuitement que ce soit beau pour eux aussi. Finalement les gendarmes sont comme les autres hommes, ils ont des faiblesses et ils sont sous pression et souvent ils doivent être fidèles à une épouse qui convient moralement mais qui ne leurs fais plus de plaisir après leur avoir produit une quantité de fils.
Ma mère ne vit pas longtemps. Elle est morte d'une maladie sexuelle et moi j'avais une frousse terrible en la regardant, tout son joli corps tombant en miettes, ses beaux cheveux blonds, frisés tombant l'un après l'autre jusqu'à ce qu'elle soit toute chauve. Depuis ce moment, j'avais à peine appris à parler, et à me tenir sur mes deux pattes, j'étais seul et j'ai dû me débrouiller seul. Comme je ne suis pas moche, ce n'était pas difficile. Je me débrouillais, comme je l'ai déjà dit, mendiant sur les trottoirs, volant aussi si j'en trouvais la possibilité, servant comme pute. J'aurais tellement voulu être ami d'un garçon disposé comme moi. Je travaillais aussi comme modèle pour des peintres et même des photographes (il n'y avait pas encore beaucoup de ce temps) et j'eus la chance de rencontrer Michel. Il était plus âgé que moi. Je l'aimais beaucoup. Je l'avais rencontré un soir de décembre, plutôt tard, dans la rue. Il faisait très froid, de place et d'autres il y avait aussi des tâches de neige. Je m'y trouvait déjà depuis plusieurs temps, j'espérais déjà depuis belle lurette rencontrer un cliernt, qui ne voulait pas seulement de mes services dans la rue. J'étais tellement glacé habillé de quelques haillons seulement, de rencontrer quelque nouveau client qui m'emmènerait dans une chambre chauffée. J'aurais fait n'importe quoi, bien que j'en avais peur, de ce qu'il pourrait demander de moi, cela me faisait mal, très souvent. Mais je n'avais pas d'autre choix. Personne que je connaissais n'était passé. Mais j'espérais parce que j'avais besoin du fric, de la chaleur. Le type qui me harassait tout le temps et avait fini par prendre le rôle de mon souteneur m'avait pris tout mon fric. Je n'avais plus un centime ni pour manger, ni pour me loger. Que faire, j'aurais pu assommer ce type s'il n'avait pas été beaucoup plus fort que moi. J'avais résigné et m'étais placé à ma place habituelle, attendant qu'un nouveau client me permette de me gagner de l'argent. C'est alors que quelqu'un passa. Il ne semblait pas très sur, il regardait de tout les côtés, tournait autour de moi. On voyais très bien qu'il n'était pas très sur comment se comporter. Il semblait faire cette tâche que depuis très peux de temps. Il était beau en plus et pas aussi vieux que les autres. Mais il se gênais envers les autres. Il regardait à droite et à gauche. Quand même il me fascina, peut être parce qu'il était tellement timide. Il ne pouvait certainement pas être très méchant, je me disais. Je n'avais pas encore beaucoup d'expérience. Il avait de ses yeux qui scrutaient les alentours. Je me dit que c'était ma chance. Enfin un client qui ne serais ni une brute ni un bourgeois sans sentiments qui voulait seulement se défouler. En somme, que faisait-il ici? Mais pourquoi de longues pensées! C'était une occasion et il fallait la saisir. Comme il n'arrivait pas à se décider je prit l'initiative. Je m'approchai et m'offrit. Mais, quelle déception! Il prit la fuite. Un autre se présenta et me prit. Ce n'était pas beau, ce qu'il exigeait de moi, et la chambre bien chaude je ne la vis pas. Mais je devais le faire pour le fric. Mais celui que j'avais vu revint. Le prochain soir déjà il tourna de nouveau autour de moi. Cette fois-ci je ne fis pas semblant. Le type de hier s'approcha et alors enfin il se décida. Il m'affronta mais très gaucher. Et la première chose qu'il demanda c'est combien je demandais. C'était tellement primitif. Pas ce à quoi je m'attendais de la part de ce type que je m'était imaginé tellement sensible, tellement gentil, dont j'avais rêvé toute la nuite. Il parlait très bas, pas en regardant dans ma direction et je n'y compris rien. Mais je sais ce que c'est ce qu'il demandais, son expression me l'appris. Je fais quand même semblant de ne pas comprendre me approchai de lui en lui demandant de très haute voix, pour le mettre mal à l'aise, ce type qui n'était pas ce qu'il paressait : "Quoi." Il voulait répondre mais déjà je m'étais blotti de tout mon corps à lui et lui susurrai à l'oreille. Mes mains se tâtaient autour de sa taille, caressant ses cuisses, cherchant son pigeonnier. "Pour toi cela sera gratuit. Prends moi avec toi. Emporte moi loin d'ici." Je le regardais gentiment d'en dessous. Priant pour sa compréhension. Il ne pu pas se rechigner, et il me prit avec lui. Mais s'était une surprise. Il me prit dans son atelier. Il était artiste. Marié comme je pense. De toute façon il vivait avec une femme. Il me semble qu'il était marié. Mais il ne voulait jamais avouer envers sa femme qu'il m'avait cherché dans la rue, un garçon léger ! Qu'il avait trouvé que je serais beau à peindre, nu. Et qu'il avait aussi un penchant pour des mâles. Il me pria de lui servir comme modèle. Moi, un modèle. Il y a tant qui sont beaucoup plus beau que moi! Je te le suce, si tu veux. Tu peux aussi m'utiliser comme vase pour avaler ton urine. Mais comme modèle ! Certainement non. Je ne suis qu'un vil débauché, comme le prêtre m'a appelé. Je n'aime pas qu'on se foute de moi ! Je me retire dans un coin. Là où il y a la grande commode. Me tourne vers le mur. Pleurs. Alors je le sens qu'il s'approche de moi, je sens son corps tout près de ma chair. Je sens ses bras qui m'embrassent. Sa main qui essuie mes pleurs. Sa bouche qui cherche sa bouche. Soulagé je me tourne vers lui. Ma langue lèche ses lèvres. Alors il s'éloigne de moi. Me regarde de loin. Se met à sa palette. Et c'est comme cela que dès ce moment je suis fixé sur toile pour toujours. Avec un corps tout bleu. Sur fond bleu. M'appuyant sur des tissus bleus. Mais ceux-ci, il les avait ajoutés plus tard.

Mais à la suite, il n'avait jamais le cœur de me chasser dans la rue après m'avoir peint, nu. Je ne trouvais pas que ce portait me ressemblait. Je n'avais encore jamais vue quelqu'un qui avait un corps tout bleu. Je fis probablement la moue. Il rit. Mais il décidât alors qu'il voulait m'apprendre à peindre. Je devais me cacher. Mais avec lui j'appris à peindre. Mais quand même il m'apprit à peindre. ll me prenait dans son atelier parce qu'il il était de l'avis que j'étais doué. Cela me plaisait beaucoup et mes oeuvres plaisaient au publique. Et il se fait que je devins fameux, aussi parce que je savais employer mes charmes auprès des critiques.


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